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Bougies

Signification et histoire

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L’histoire de la bougie

Dès le 3e siècle av. J.-C., les hommes se sont dotés de systèmes d’éclairage proches de l’idée de la bougie et utilisant de la graisse et du suif. Au Moyen Age, beaucoup de gens nantis éclairaient leur demeure à l’aide de bougies à la cire d’abeille. Il faudra attendre le 19e siècle pour que des chimistes découvrent la paraffine et la stéarine, deux matières utilisées aujourd’hui encore dans la production de bougies. Au cours de l’histoire, la bougie a eu une influence considérable sur la vie quotidienne. Après l’invention de l’ampoule à incandescence en 1879, la fabrication de bougies a temporairement perdu de son importance. Aujourd’hui, la bougie n’est peut-être plus un article d’usage quotidien mais cela ne l’empêche d’être revenue dans le parcours. Désormais en effet, les bougies sont des articles de décoration, des créateurs d’ambiance et des cadeaux très appréciés.

 

L’invention de la bougie

Dès le 3e siècle av. J.-C., l’homme connaissait les propriétés de combustion des cires et des graisses et sut en tirer profit. Bien avant que débute l’histoire de la bougie, on utilisait des torches et des lampes à l’huile. Les représentations historiques et les textes anciens ne permettent pas de dire si l’homme utilisait réellement des bougies vers le 3e siècle avant notre ère ou plutôt une sorte de torche de cire. Ces torches étaient composées de paille, de chanvre ou de roseau et étaient trempées dans de la graisse, du suif ou de la résine. Les historiens estiment que ce n’est qu’à l’ère chrétienne que sont apparues de véritables bougies, sans aucun récipient.

 

Les bougies à la cire d’abeille du Moyen Age

Une importante amélioration fut apportée au Moyen Age, avec l’apparition en Europe de bougies en cire d’abeille. Sous l’Empire romain (2e siècle av. J.-C.), on produisait des bougies basses en cire d’abeille tellement bien faites qu’elles pouvaient brûler dans une pièce sans produire trop de fumée ou une odeur trop forte.

Les us et coutumes du christianisme ont contribué à la diffusion de la bougie au cours de l’histoire. Depuis la seconde moitié du 4e siècle ap. J.-C., les bougies (ou cierges) sont utilisées dans les rituels religieux ou à des fins religieuses. Les besoins de l’Eglise chrétienne firent que la cire d’abeille, matière première des bougies, devint une marchandise très importante au fil du temps. Au Moyen Age, la technologie de la bougie se développa surtout sur la base de la cire d’abeille. Comme il s’agissait d’une matière première chère et disponible seulement en quantité limitée, ces bougies étaient principalement réservées à l’usage du clergé et des seigneurs. A l’époque, les citoyens ordinaires devaient se contenter des traditionnelles bougies de suif. Ces bougies étaient fabriquées avec de la graisse de rognon de bœuf ou du suif de mouton. Elles produisaient une odeur âcre et une épaisse fumée. Ce n’est qu’à la fin du 15e siècle que les bougies en cire d’abeille arrivèrent également dans les maisons des citoyens nantis.

La quête d’une bougie blanche

Au 17e siècle, on ajouta de l’arsenic dans les bougies de suif pour les blanchir. Le problème, c’est que l’on empoisonna aussi les gens du même coup. La découverte du blanc de baleine (extrait de l’huile contenue dans des cavités crâniennes du cachalot) permit de fabriquer des bougies d’un blanc éclatant. Au 18e siècle, on utilisait les bougies à profusion dans les cours princières et lors des couronnements ou d’autres grandes fêtes.

 

La paraffine et la stéarine – de nouvelles matières premières pour les bougies apparues au 19e siècle

Il a fallu attendre le milieu du 19e siècle pour que soient découvertes la stéarine et la paraffine, deux nouvelles matières premières de qualité pour la fabrication des bougies. Vers 1820, le chimiste français Eugène Chevreul découvrit comment extraire des acides gras des graisses animales. Cette innovation permit de mettre au point la stéarine, une matière dure et non périssable assurant une combustion propre.

La paraffine fut découverte en 1850, après que les chimistes eurent compris comment séparer et préparer cette substance cireuse présente dans le pétrole. Sans odeur et d’une blancheur bleutée, la paraffine fut une bénédiction pour la fabrication des bougies car c’était une matière propre offrant une combustion homogène et par ailleurs bien moins chère à produire que toutes les autres matières utilisées pour les bougies. A la même époque que celle qui vit la découverte de nouvelles matières premières, des améliorations déterminantes furent apportées à la mèche, plus particulièrement au niveau du torsadage et de la préparation chimique.

De nouveaux jalons techniques furent ainsi posés pour la production de bougies offrant une combustion optimale. Le vieux rêve de Goethe était réalisé, lui qui écrivit: «Je ne sais pas ce que l’on pourrait inventer de mieux que des lumières que l’on ne doive moucher».

Le saviez-vous?

A la fin du Moyen Age, le principal mode d’éclairage était la bougie. On utilisait toutefois aussi la chandelle, une mèche de tissu trempant dans du gras de mouton et de bœuf. Cette lampe pouvait brûler plusieurs heures et pour l’éteindre, il fallait la «moucher» (en l’occurrence, couper le bout de la mèche consumée) à l’aide d’une «mouchette», petit instrument ayant la forme de ciseaux.

 

Les bougies – signification culturelle et religieuse 

Dans de nombreuses cultures, le fait d’allumer une bougie revêt une grande signification dans les rituels religieux. Depuis des siècles, les bougies jouent un grand rôle culturel lors de nombreux événements festifs et de recueillement.

 

La signification religieuse de la bougie dans le monde chrétien

L’utilisation rituelle des bougies revêt une grande signification religieuse. Comme dans d’autres religions, une bougie allumée symbolise l’âme, brillant dans l’univers obscur de la mort. Dans le monde chrétien, allumer une bougie fait référence à la résurrection, au triomphe de Jésus sur la mort.

 

Les traditions autour des bougies jusqu’à ce jour

Le mythe de la bougie et sa signification culturelle sont toujours bien vivants aujourd’hui, même si, depuis l’invention de la lumière électrique, nous disposons d’une grande diversité d’appareils d’éclairage. Comme autrefois, les tables de fête, les goûters intimes et les repas romantiques n’auraient pas la même atmosphère sans la douce lumière d’une bougie.

Une importante amélioration fut apportée au Moyen Age, avec l’apparition en Europe de bougies en cire d’abeille. Sous l’Empire romain (2e siècle av. J.-C.), on produisait des bougies basses en cire d’abeille tellement bien faites qu’elles pouvaient brûler dans une pièce sans produire trop de fumée ou une odeur trop forte. Fabrication et matières premières